... Introduction ...

... Introduction ...
Bienvenue chers lectrices et lecteurs !

Ce blog est entièrement consacré à une petite nouvelle qui a germé dans ma tête depuis quelques jours déjà. Je vais poster un à un les écrits nouveaux que j'aurais au préalable fignolé comme il se doit, faisant, je l'espère, avancer peu à peu l'histoire qui se dessine au creux de mon imaginaire.

Porté par l'univers du fantastique, cette timide nouvelle conte le destin du Cinquième Oravar et de la mission qu'il doit mener pour le devenir du monde. Je n'en dévoile pas plus sur la quête qu'il devra accomplir, les difficultés qu'il rencontra et l'enrichissement personnel qu'il en tirera. Vous le découvrirez, je l'espère, au fil de mes articles.
J'aimerais poursuivre cette aventure jusqu'à sa fin, contrairement aux autres récits que j'eus jadis débuté ! Vos critiques, vos appréciations, votre ressenti, vos émotions, vos encouragements ou votre dégoût seront les bienvenus. Faites-les moi savoir par commentaire si l'envie vous presse. Je serai ravi des les lire !
En revanche toute pub intempestive ou dires considérés comme hors contexte seront supprimés...
Je conçois que le nombre de mes futurs lecteurs sera restreint et je tiens à remercier d'avance ce qui suivront de près ou de loin l'aventure de mon imagination et de mon inspiration.

Au fil des écrits, j'indiquerai à côté de chaque titre le numéro du chapitre et de l'article correspondant, facilitant ainsi votre lecture entrecoupée.
Exemple : Art. 1 / Chp. 1 se référera à l'article n°1 du Chapitre Premier.
De même que Art. 3 / Chp 4 se référera à l'article n°3 du Chapitre Quatrième. Et ainsi de suite...

Je vous souhaite une agréable lecture, en espérant que les accrochages se feront discrets et peu nombreux en cours de route...

Bon voyage !

# Posté le mardi 22 avril 2008 09:37

Modifié le samedi 10 mai 2008 18:41

... Sommaire ...

... Sommaire ...


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Introdution
Sommaire
Chapitre Premier : Les Présages soufflés par la bise...

# Posté le mardi 22 avril 2008 21:01

Modifié le vendredi 09 mai 2008 16:41

... Maiko, Sous le Regard de l'Oeil Nocturne ...Art. 1 / Chp. 1

... Maiko, Sous le Regard de l'Oeil Nocturne ...Art. 1 / Chp. 1
Chapitre Premier :

Les présages soufflés par la bise...


L'½il nocturne montait haut dans le ciel. De sa pâleur sibylline, il examinait les coins et recoins de l'obscurité tel un espion hors d'atteinte. Il ne cessait de braquer son regard sur les lieux secrets et convoités, les éclairant de sa lumière malsaine. Rares étaient les valeureux nuages qui osaient protéger la terre en les couvrant ainsi de leurs corps brumeux. L'½il des cieux vainquait toujours, patientant simplement. Son unique et puissant ennemi était le même depuis la nuit des temps. La bêtise des hommes avait donné à ce même ennemi un nom grotesque : Le soleil semblait-il. Mais il en devenait drôlement glorifiant lorsque l'on venait à connaître l'appellation Ô combien ridicule de l'½il nocturne. Cela ressemblait fortement à...

La Lune.

Maiko marchait pour la millième fois sous le regard terne de cet astre tristement connu. Droite, froide, impassible et concentrée, Maiko était une ravissante jeune femme pour le moins singulière. Ses cheveux, d'un brun intense et profond, se tissaient en une longue natte qui chutait fièrement jusque ses reins. Son front, dégagé, absorbait en une teinte grisâtre la lumière de la lune. Ses yeux bridés à l'orientale scrutaient discrètement les alentours fallacieusement quiets. Son nez fin percevait la moindre once de puanteur que la mort exhalait malgré elle tandis que plus bas, la bouche délicate et légèrement rosée restait close, muette et patiente. Les traits figés, Maiko avançait à peu mesurés entre les arbres du jardin publique. Le silence glaçait cette nuit de printemps. Seule la bise, perfide, prenait plaisir à s'immiscer entre les touffes d'herbes disgracieuses et à chanter à tue-tête sa stridente mélodie. Elle soulevait parfois quelques brindilles, soucieuse de marquer sa présence dite maléfique. Selon Maiko, lorsque la bise soufflait, les mauvais présages parlaient. Et cette nuit là, son chant était bien loin d'être le même que d'ordinaire...
Un bruit attira son attention. Elle ne le montra que par un bref regard offert sur le côté, poursuivant sa marche l'air de rien. Ses poings se serrèrent sur deux objets identiques aux extrémités droites et rigides, dérobés aux regards par moult tissus de lin blanc. Sa tenue ample lui permettait de se mouvoir avec une facilité déconcertante, au cas ou...
Ne relâchant pas sa poigne, elle fit mine de marcher jusqu'au banc de pierres qui se dressait sous la nappe épaisse de l'obscurité.
Un autre bruit, plus proche, lui saisit vulgairement ses oreilles exercées. Elle demeura comme sourde à ces appels grossiers et sadiques. On la prenait pour proie, elle le savait. Ces sons balancés à tout va ne servaient qu'à l'intriguer un peu plus chaque minute, la forçant inconsciemment à s'approcher de l'antre du loup et, finalement, à y pénétrer. Mais Maiko, non, n'était pas dupe.
Un dernier bruit résonna dans son dos. Différent des deux précédents, il agrippa le c½ur de la jeune femme. Une voix. Du moins, un mot. Un mot dont elle n'avait guère compris le sens mais qui avait eu pour effet de brusquement la surprendre. Ce son, doucement prononcé, avait glacialement glissé sur son cou, nu, propageant en son corps les frissons relatifs aux derniers instants d'une vie. Ce mot disait quelque chose comme :

« Je... »

Ou peut-être était-ce...

« Jeu. »

Qu'importe. Son intonation portait en son sein une touche non dissimulée de sadisme qui n'augurait rien de bon.
Maiko réagit sur le champ.
Concentrée comme jamais, elle se précipita vers le banc de pierres, y posa un pied, prit une puissante impulsion et bondit dans les airs tel un rapace prêt à chasser. Sa silhouette se courba dans la nuit, son corps se renversa avec majesté. Ainsi effectua-t-elle une stupéfiante pirouette, se posant finalement sans encombre derrière son présent ennemi. D'un geste vif, elle fit émaner de son habit les objets qu'elles tenaient fermement entre ses mains expertes : deux éventails. Sèchement, elle les ouvrit, parée à toutes éventualités. Ses deux armes particulières patientaient, attendant que s'exécute la sentence.
L'individu, un homme semblait-il, était toujours de dos, immobile. D'une lenteur terrifiante, il pivota sur lui-même, prenant de cette manière le temps d'installer l'horreur aux creux de cette scène peu commune. Les genoux fléchis, les éventails à hauteur de visage, Maiko guettait son adversaire.
La bise continuait de siffler son agaçante mélodie dans les coins et recoins du Jardin, spectatrice du futur combat.
La jeune femme découvrit finalement le visage de l'incongru. Blême, sans expression aucune, une lueur malfaisante scintillait tout de même au creux de son iris noircie. La lune baignait sa bouche violacée. Il sourit.
Maiko le fixa sans broncher, découvrant finalement le sourire de cet homme aux deux canines un peu trop... longues.

# Posté le vendredi 02 mai 2008 11:39

Modifié le vendredi 09 mai 2008 16:30

... Saveur à la Cerise et Sueur Discrète ...Art. 2 / Chp. 1

... Saveur à la Cerise et Sueur Discrète ...Art. 2 / Chp. 1
Silence.
Le chant de la bise ne cessait cependant pas. Ses paroles se faisaient de plus en plus distinctes, de plus en plus pessimistes. Néanmoins, pour cette nuit, elle ne serait pas considérée comme étant la perturbatrice du glacial et de l'impénétrable...
Silence.
Entre les deux individus immobiles, une crevasse sans fond séparait leurs pensées, leurs envies ou encore leur but. Comme un parfait reflet inversé, la femme frêle et toute de blanc vêtue faisait face à un homme sombre d'apparence robuste. Un vide certain qui faisait que leurs destins se croisaient mais, Ô grand jamais, n'empruntaient le même chemin. Les curieux individus restaient là, debout, si près pourtant si loin.
Silence.
Le vent d'hiver venu taquiner le printemps sifflait toujours son incessante musique. La bise admirait le tableau, murmurant que ces deux êtres parfaitement opposés se ressemblaient plus qu'on ne voulait le croire. Chacun de leurs yeux plongeait au plus profond de l'autre, sondant l'ennemi comme la nuit des temps leur avait appris à le faire. Déterminés, ils jugeaient l'adversaire avec une expérience à en donner froid dans le dos. La crevasse qui s'était creusée entre eux était cependant franchie par un pont aussi invisible que présent : leur regard. Ce regard-là qui permettait à Maiko de comprendre l'homme – les centaines d'hommes – qu'elle avait déjà eu à éliminer.
Un dernier silence.
Et elle bondit.
Inhumainement vifs, on eut pu croire que les deux combattants étaient capables de fuir les rayons de la lune, plus rapides encore que la lumière. C'était faux. Leurs dons mêlés à la promptitude expliquaient tout bonnement cette impression.
La bouche de Maiko éjectait quelques petits bruits dissimulés sous le vacarme de la lutte. Chose que seul son ennemi pouvait chopper du creux de ses fourbes oreilles. Le souffle de la jeune femme se faisait plus fort mais toujours aussi contrôlé. Son regard balayait les environs en un tournoiement de tête plus rapide que le clignement d'un ½il. Sa natte n'avait guère le temps de s'agiter en tous sens, tiraillée par son corps agile et bien fait qui s'envolait dans les airs, frôlait le sol fugacement ou encore heurtait celui de son impétueux adversaire. Maiko demeurait concentrée. Son esprit était tenu en alerte par la hantise de perdre, son corps s'échauffait par l'excitation de gagner et, finalement, son c½ur s'alimentait de l'amour qu'elle portait pour ce métier... son métier.
L'homme semblait y voir une pointe d'érotisme surprenant pendant cet échange violent. Un constant sourire aux lèvres qui trahissait ses dents animales, il laissait ses narines emprisonner la senteur que dégageait l'ardente combattante. Celle-ci exhalait un mélange oscillant entre saveur à la cerise et sueur discrète suintant de son être brûlant. Le sombre individu, aux intentions perverses, se délectait de ces parfums entremêlés, ravivant ainsi sa soif de victoire.
Maiko glissa sous l'ennemi, salissant ses amples vêtements de lin. De son pied, elle fit basculer l'individu qui tomba à la renverse. Elle se redressa d'un bond, les mains serrées sur ses éventails. L'homme ne perdit pas de temps. Il roula au sol, s'éloignant de sa proie avant de charger brusquement. La jeune femme voulut esquiver trop précipitamment, entraînant une grossière erreur de sa part. Elle marcha malencontreusement sur son habit et trébucha. Son adversaire la plaqua vulgairement au sol. Le visage tourné vers le ciel, Maiko tordait ses traits en une grimace qui traduisait l'effort. L'étreinte de son ennemi était terrifiante, emplie de haine et d'amour à la fois, puant la séquestration. Un mélange condensé de transpiration, de terre, de pourriture et de sperme séché... La mort à l'état brut.
Maiko sentit son instinct de survie prendre le dessus. Elle hurla.
L'homme se mit à rire et déposa odieusement sa main sur le tissu qui semblait couvrir son sein. L'agression se voulait de plus en plus violente, impudente et dégradante. L'amour propre de la jeune orientale se brisait sous les sales assauts de son prédateur.
Elle se ressaisit.
Les muscles de sa cuisse se bandèrent.
Son genou se verrouilla.
Sa jambe se plaça tant bien que mal à l'endroit souhaité.
Maiko serra les poings.
Elle attaqua.
Et son genou rencontra lourdement l'entrejambe de son agresseur.
Celui-ci gémit de douleur, recroquevillé sur lui-même. Maiko en profita pour s'extirper précipitamment. Le souffle court. Elle s'arma à nouveau de ses deux éventails, reprenant une position défensive. L'homme, plaintif, braqua sur elle un regard des plus mesquins. Malgré sa douleur qui meurtrissait autant son corps que son estime, il susurra avec une extrême malice ces mots :

« Le Cinquième Oravar périra. Son héritier n'arrivera que trop tardivement, car le Jeu, belle demoiselle, a déjà commencé. »

L'individu émit alors un cri qui déchira la nuit. Un hurlement bestial qui fit taire la bise elle-même. Il s'empressa d'attaquer.
Maiko fit tournoyer son poignet avec puissance et lâcha l'éventail qui, telle une lame d'acier au corps aiguisé, fila élégamment vers le cou de l'étranger. La vie chaude et pourpre s'échappa par pulsions répugnantes. La section naquit, nette et profonde. La tête bascula, le corps demeura... Le visage de l'individu restait figé dans cette expression de haine, de sadisme et de jouissance malsaine avant de rencontrer le sol terreux.
La décapitation fut brève.
L'éventail, appelé par la dextérité, se logea à nouveau dans la paume de Maiko, achevant son envol meurtrier.
Sans crier gare, le cadavre de l'agresseur implosa en une gerbe de poussières, de terre sèche et de cendres. Ses canines s'étiolèrent et s'effacèrent de ce monde connu. La bise vint lécher de sa langue asséchée les restes frivoles de la créature nocturne.
La jeune femme recula d'un pas, comme pour s'innocenter elle-même. Ses yeux fixaient un point inexistant. Elle n'écoutait que sa respiration. Ses doigts calmèrent l'étreinte démentielle qu'ils offraient aux eventails. Maiko se réfugia dans le mutisme de la nuit, immobile et songeuse. Toujours vivante.
Le vampire avait échoué.

Silence.

# Posté le samedi 03 mai 2008 05:52

Modifié le samedi 10 mai 2008 18:40

... Une Tempête se Préparait-Elle ? ...Art. 3 / Chp. 1

... Une Tempête se Préparait-Elle ? ...Art. 3 / Chp. 1
Bien loin de là, ignorant parfaitement l'existence de pareils instants, un être ballotté entre soucis adolescents et indépendance adulte marchait sous la pluie battante d'un mois de mars. Son sac à dos, au tissu usé, buvait les larmes du ciel à s'en noyer. Le contenu, fait de papier et d'encre, frissonnait, transi de froid et agressé par l'humidité. Il était remué de haut en bas, guidé par les pas précipités du jeune Neil. Celui-ci venait d'achever ses cours du matin, se rendant dans sa chambre universitaire d'une petitesse désespérante. Il vivait seul, et cela, depuis plusieurs mois déjà. Il avait installé sans le vouloir sa petite routine quotidienne. Entre révisions, heures de cours et repas en solitaire, le jeune homme n'avait guère une vie passionnante. Les soirées entre amis de lycée ou de faculté, les activités sportives ou artistiques, rien de tout ça n'était compris dans le programme platonique de l'étudiant... isolé. Les seuls mots qu'il employait se résumaient à une liste bien loin d'être exhaustive : bonjour, bon appétit, merci et au revoir. Pas plus. Les yeux cernés d'une teinte grisâtre, les paupières à demi-closes, Neil avançait. Même si ce dernier ne sortait que très rarement, le manque de sommeil l'accablait. La fatigue n'était pas causée par un surplus de fêtes ou de beuveries entre potes, comme tout individu de son âge, non. On parlait de lui comme on évoquait la vie d'une personne introvertie, timide ou bien réservée. Il était un adolescent meurtri, un adulte sans base solide. Il avait aussi été un enfant à l'innocence volée. Aujourd'hui, il dormait peu. Trop peu. Assaillit par un passé récurent.
Neil accéléra la marche. La giboulée de mars se faisait de plus en plus insistante, et l'on ne connaissait plus réellement le bonheur d'un rayon de soleil matinal qui venait nous ôter délicatement du sommeil. Le temps se voulait ombrageux depuis des semaines. Le vent soufflait fort et fréquemment. Le paysage était encore nu, comme si l'hiver ne souhaitait plus déguerpir pour aller geler d'autres contrées voisines.
L'étudiant courait quasiment sur le trottoir désert, fuyant les gouttes indécentes. Il bifurqua, empruntant un autre chemin sous le couvert des arbres dénudés. Cela lui permettrait d'arriver plus vite à sa chambre, évitant peut-être que l'eau glaciale et furieuse ne le trempe jusqu'aux os. Il arriva finalement entre deux bâtiments de sciences. Ce n'était plus très loin. Il voyait désormais la cité universitaire se dresser devant lui, récente et fière. Son refuge n'était qu'à quelques pas.
Une violente bourrasque le poussa, le forçant quasiment à reculer. Cela le surprit au premier abord, mais il continua sa marche. Après tout, ce n'était que le vent. Aussi fort pouvait-il être, celui-ci n'était qu'un élément naturel aussi incontrôlable qu'aléatoire.
Une rafale, cette fois-là beaucoup plus tenace, enlaça fortement chacun de ses membres. Un bruit sourd, caractéristique de l'air en mouvement, lui agressa promptement les tympans. Neil serra les poings et les dents. Se forçant à progresser à contre courant. Une véritable vague déferlait sur son corps élancé. Une tempête se préparait-elle ? Il n'eut le temps d'examiner les couleurs du ciel pour espérer en tirer une quelconque réponse. La bourrasque s'intensifia. Le jeune homme quitta brusquement terre comme sournoisement projeté en arrière. Il rencontra lourdement le sol, faisant du même coup exploser une flaque d'eau boueuse jetée là par la pluie.
Le vent se tut.
Ce silence étrangement soudain donna le sentiment à Neil qu'il venait subitement de devenir sourd. Jusqu'à ce que le bruit immonde du suicide des gouttes d'eau sur ce sol encrassé ne lui agresse de nouveau le creux de ses oreilles. Il sourcilla lorsqu'il vit que la pluie s'était calmée, que les branches des titans de bois n'étaient plus courbées à la limite de la rupture et que les étudiants qu'il suivait de loin n'avaient nullement l'air d'avoir été affecté par les stupéfiantes rafales. Il se releva mollement, tapota ses vêtements imbibés d'eau et de terre, avant de poursuivre dans sa direction.
Il jeta un ½il furtif au ciel, toujours aussi grisonnant. De là haut descendit une hôte énigmatique et invisible. Elle tourbillonna légèrement, soulevant les touffes d'herbes disgracieuses et trempées. Elle frôla le cou de Neil qui frissonna, ne portant que peu d'importance à sa présence. Elle siffla, le suivant telle une ombre dans la nuit. On ne la voyait pas. On la sentait. On l'entendait.
La bise chantait.

# Posté le mercredi 07 mai 2008 14:06

Modifié le vendredi 09 mai 2008 16:39